Improvisations sonores, frottées, soufflées, frappées, chantées, sauvages et libres, ici et maintenant, étreignant, épousant, habitant ce qui survient.

Il faut plonger avec eux sans concessions, déposer son lot d’a priori au vestiaire en espérant qu’il y en ait un peu moins à reprendre en partant.

S’abandonner entièrement ; lové, confortable, entre deux parenthèses.

 

 

Tout ce qui les entoure est une source de résonnance potentielle, la bouteille plastique, le mur de pierre, le radiateur, le saxophone ou la clarinette bambou, le sac poubelle, la table de salle à manger, la guitare électrique, le parquet flottant, les saladiers en inox, le dé à six faces, la sanza, la poésie des uns et des autres, le pandeiro ou le peigne à moustache.

 

 

 

 

C’est une musique brute et jubilatoire, affranchie de toutes conventions, se livrant éperdument à la moisson de l’instant.

 

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

 

Avec ces deux improvisateurs,
Le barouf s’harmonise et la musique s’envacarme
Sauf quand le silence s’installe en maître.
Tout peut arriver, l’accident est le bienvenu.
Ça se joue, ça s’amuse, ça se grince, ça se vibre, ça se donne et ça se reçoit,